Gardons confiance et soyons responsables

Ce nouvel article est un peu particulier. Cela fait plusieurs semaines que j’ai envie de m’exprimer avec un seul objectif en tête : apporter du positif. Il me semble que c’est important en ce moment !

J’ai mis un peu de temps à m’exprimer. Je vous avoue que je ne savais pas trop quoi dire et comment m’y prendre.

Il fallait aussi que je sois dans de bonnes dispositions pour le faire ! Comme beaucoup de monde, j’ai été un peu sous le choc les premiers jours du confinement.

Et puis, j’ai décidé de prendre du recul sur beaucoup de choses parmi lesquelles : le trail et ma pratique de la montagne.

Sans attendre les annonces officielles, j’ai très vite compris qu’il fallait faire une croix sur les 90 km du Mont Blanc fin juin. Je pense même qu’il faut aussi se préparer à une saison blanche quitte à avoir une bonne surprise à la fin de l’été.

Mais cela paraît finalement assez anecdotique. Il me semble que la préoccupation principale de chacun est d’envisager la suite de son quotidien dans son ensemble. L’impact du covid-19 sur nos vies va en effet durer pendant plusieurs mois.

Cet impact ira bien sûr bien au-delà de la pratique de nos loisirs. Certains vont perdre leur job, d’autres se retrouvent sans revenus du jour au lendemain… je partage leur inquiétude, moi qui me suis lancé à mon compte il y a un peu plus d’un an ! (quelle bonne idée 🙄 )

Cela fait prendre conscience que rien n’est acquis et que tout est impermanent. Mais c’est aussi l’opportunité de se reconnecter à soi et d’essayer de comprendre ce qui compte vraiment pour nous.

Je voudrais maintenant attirer votre attention sur un sujet qui a donné lieu à de nombreux débats en cette période de confinement : la pratique d’une activité physique.

Aborder ce sujet m’apparaissait déplacé voire égoïste durant les premières semaines de confinement. Et surtout, le sujet a beaucoup trop divisé si j’en juge les nombreux échanges sur les réseaux sociaux. Quel intérêt d’ouvrir le débat dans cette ambiance malsaine ?

Mais je trouve que le sujet est désormais d’actualité. Ne sous-estimons pas l’importance de ces moments de pratique sportive.

trail responsable

Parce qu’ils peuvent nous permettre, comme le trail, de profiter des bienfaits du contact avec la nature. Parce qu’ils permettent de créer du lien. Parce que la pratique d’un sport est bénéfique pour la santé.

La crise sanitaire ne s’arrêtera pas le 11 mai, l’exercice physique « généralisé » en extérieur va bien devoir reprendre. Car c’est également un enjeu de santé publique comme on nous le répète souvent. La question est maintenant de savoir avec quelles règles.

Je ne suis peut-être pas totalement objectif sur le sujet tant je suis attaché à « mes » montagnes. C’est en effet à leur contact que j’ai développé une passion pour le trail. Et toutes ces aventures m’ont donné l’occasion de rencontrer de belles personnes et m’ont aidé à me ressourcer pendant des périodes difficiles.

Mais je pense donc que ce serait une erreur sur le long terme de priver les gens trop longtemps d’un minimum de lien social, de nature et de pratique sportive en extérieur.

J’entends déjà des voix s’élever pour dire que les pratiquants risquent de se regrouper massivement.

Je pense de mon côté que nous sommes tous suffisamment marqués par cette situation pour agir de manière responsable. Cela n’empêche pas que les règles de reprise soient clarifiées mais il faut aussi faire confiance aux pratiquants.

Personnellement, je crois que courir avec un ami à plus d’un kilomètre de chez soi suffirait déjà au bonheur de beaucoup de monde !

Pour ce qui est de la reprise des compétitions, l’urgent est avant tout d’aider les professionnels impactés qui se retrouvent sans revenu.  Pour la suite, tout dépendra bien sûr de la stratégie de notre gouvernement et des recommandations sanitaires.

En attendant d’y voir plus clair, je vous souhaite bon courage en attendant des jours meilleurs !

N’hésitez pas à réagir et à me donner de vos nouvelles en commentaires !

8 commentaires à propos de “Gardons confiance et soyons responsables”

  1. Bjr Jérôme, réflexion pertinente et intéressante à la fois, courir seul ou à deux avec des règles et bien sûr une attente de chacun, le plus inquiétant c’est les sportifs du week-end pour ne pas dire dimanche qui vont se jeter sur les parcours, chance pour toi, moi et d’autres c’est que souvent nos parcours, moi c’est le pays Basque je rencontre peu de monde car trop dur, et savoir aussi ce passer de sport ou de courses durant deux mois et mieux qu’un tube dans la gorge dans un lit allongé.

    • Bonsoir.
      Oui la compétition n’est clairement pas priorité. Le sentiment de liberté sera déjà super. Je pense qu’on va prendre encore plus conscience de la chance de vivre près de la nature et d’être en bonne santé.

  2. Bonjour,
    Je trouve votre réflexion pertinente, notamment à la lumière de l’expérience que nous vivons en Suisse où le confinement n’a jamais été total comme chez vous. À Genève, libres de leurs déplacement, les habitudes des citoyens ont rapidement évolué : les heures passées dans les boutiques et autres activités culturelles – fermées – ont été remplacées par des sorties en nature. Le nombre de promeneurs et de coureurs a explosé bien sûr – et à toutes heures –
    Petite parenthèse s’agissant des coureurs dont je suis, leur augmentation est pour l’essentiel dû à l’ajout des pratiquants skieurs en tous genres, cyclistes, nageurs, etc. : en bref tous les sports qui ne peuvent être pratiqués ou considérés comme trop risqués alors que le système hospitalier est bien chargé. Ainsi les comportements ont rapidement évolué : les personnes sortent par petits groupes, et gardent leurs distances, modifiant même de leur trajectoire lorsqu’ils se croisent.
    Dernière remarque, car je pense que les commentaires vont rapidement dériver vers les “vrais” et “faux” coureurs ; soit vers une pseudo-distinction stérile tant il est vrais que chacun doit adapter ses habitudes au contexte d’une part et tant la question est celle du respect des distances sociales et non des appartenances égotiques. L’important est que chacun trouve le moyen de se ressourcer et de conserver son équilibre dans le respect des pratiques des autres.
    Bonne continuation

    • Merci pour ce partage d’expérience. C’est un bel exemple de responsabilisation des gens. Je suis d’accord : le débat des “vrais” ou des “faux” coureurs n’a pas lieu d’être. Si le confinement a poussé les gens qui faisaient peu de sport à en faire tout en respectant les règles, n’est-ce pas une bonne chose sur le long terme ?

  3. Bonjour à tous, tout d’abord je te souhaite beaucoup de courage dans ton activité professionnelle, et j’espère que tu passeras le cap. Étant moi même à mon compte depuis 12 ans dans le secteur le plus touché ou presque actuellement ( j’ai une agence de voyage) je sais combien l’avenir est incertain! Concernant la pratique du trail, je cours peu en ce moment pas par manque de temps mais par manque de motivation, j’aime pas courir en ville, les parcs sont fermés et mes belles montagnes vertes du Cantal sont à plus de 1km de mon domicile, donc tous mes parcours habituels me sont interdits. J’ai espoir qu’on puisse rapidement courir en petit groupe ( max 10 personnes) en montagne, car on a tous besoin de s’évader, de se vider la tête, s’oxygéner avec des amis partageant la même passion. Car actuellement je suis sur internet des cours en direct 3x/ semaine, mais ce n’est pas pareil. Bon courage à tous et bon confinement

    • Salut Anaïs.

      Dur dur pour toi en ce moment, je te souhaite beaucoup de courage.

      Ce n’est pas facile de rester motivé c’est clair !

      Pour mieux affronter la suite, je suis d’accord que ça va être important de reprendre un peu de lien social et de s’aérer. J’ai hâte de voir la suite et de goûter à cette petite liberté !

      A suivre donc !

  4. Bonjour Jérome.
    Je te souhaite moi aussi de passer ce cap professionnel du mieux possible. L’avenir est tellement incertain, le monde a un peu basculé…
    Ma pratique a forcément été mise à mal (avec aussi le printemps et l’arrivée du pollen !!) mais j’essaye de profiter de chaque sortie, aussi redondante soit elle. Chaque rencontre, aussi fugace soit elle (un coureur par-ci, une buse par-là) reste un réconfort. C’est mieux que rien.
    Car oui, nous sommes en vie, pour ma part mes proches aussi, et c’est bien là le principal.

    Bon courage à tous et portez vous bien.

    • Bonjour Bertrand,

      Je te remercie pour ton message.

      En début de semaine, j’ai croisé une un couple avec leurs enfants lors d’un footing. Pour rigoler, ils m’ont applaudi car je courrais en montée et c’était bien sympa ! Je leur ai dis “merci ça me manque cette ambiance des courses !”

      Bientôt un peu plus de liberté, ça va faire du bien ! Et je suis un éternel optimiste, je ne désespère pas que cette maudite épidémie s’infléchissent dans les semaines à venir.

      Mais pour cela il faudra bien sûr rester prudent et respecter les règles !

      Bon courage.

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