Le trail, un sport solitaire ?

La solitude fait partie de la vie du traileur et plus généralement des pratiquants de sport d’endurance. Elle est parfois recherchée afin de se ressourcer et de se retrouver seul avec soi-même pour se recentrer sur l’essentiel. Elle est parfois subie et peut être plus difficile à vivre. Je vous livre ici ma vision sur le sujet.

Adolescent, je redoutais la solitude. De tempérament sociable, j’avais systématiquement besoin d’exister aux yeux des autres. Cela m’a valu de bons moments mais aussi des déceptions. J’ai notamment appris ce que sont les relations superficielles et j’ai ouvert les yeux sur la nature parfois égocentrique voire égoïste de l’être humain. J’ai ainsi pris conscience très tôt que la sincérité et l’authenticité étaient des valeurs essentielles à mes yeux.

La solitude, pour se sentir libre

Ce fut un apprentissage important pour la suite, notamment pour le choix de mes passions et plus généralement mes choix de vie. La pratique du football durant de nombreuses années m’a permis de vivre des très bons moments en groupe avec souvent une excellente ambiance. Et puis les choses ont évolué. J’ai eu petit à petit envie d’écouter davantage mes envies et d’arrêter de toujours m’adapter aux autres. Je suis devenu plus à l’écoute de mes propres besoins.

J’ai appris à découvrir et à accepter la solitude car c’est parfois le prix à payer pour la liberté et la préservation de ses valeurs. Je n’ai jamais cédé du terrain face à ce en quoi je crois, quitte à parfois me mettre en difficulté. Je n’ai jamais perdu de vue ce dicton

“Bats-toi pour ce en quoi tu crois, même si cela veut dire que tu dois combattre seul”.

La pratique du trail et de la montagne fait corps avec cet état d’esprit: l’acceptation voire la recherche de solitude pour me sentir libre et me ressourcer, comme je l’explique dans l’article le trail, un refuge. Ces dernières années, je ne compte plus les heures passées en solitaire pour vivre ma passion.

le trail, un sport solitaire

Gare à la solitude subie

Mais la solitude est aussi parfois subie. En ce qui me concerne, l’emploi du temps laisse peu de marge de manœuvre pour m’entraîner et faire parti d’un club. Aussi, ce n’est pas facile de synchroniser mon agenda avec celui d’éventuels partenaires d’entraînement. Face à ce manque de temps, je cherche à optimiser mes entraînements et c’est donc difficilement compatible avec l’entraînement à plusieurs.

Mais je pense que la solitude n’est pas bonne quand elle est trop forte. Le fait de savoir que j’ai un entourage sur qui je peux compter m’aide énormément à bien la supporter. A côté de ces nombreux moments de solitude, je sais qu’à tout moment, ou presque, j’ai la possibilité de passer du temps avec des gens que j’apprécie. Psychologiquement, c’est très important. Mais il faut aussi passer du temps avec les autres et faire des concessions sur son planning d’entraînement. Hors période de préparation à un gros objectif, j’essaye de partager des sorties ou des randonnées en montagne à plusieurs pour me recharger mentalement. Pour aller plus loin, quand on sent qu’on n’a pas le moral, il faut mieux passer une soirée avec ses proches quitte à annuler une sortie le lendemain.

Par la force des choses et parfois par choix, je reconnais que j’ai une approche plutôt solitaire de la discipline. Mais je veille à ce que ma passion pour le trail et la montagne ne se fasse pas au détriment de soirées ou temps à passer avec des amis! Sinon, gare au gros coup de blues sur le long terme!

Et vous, quelle est votre approche du trail et de la course à pied ?

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